vendredi, 29 juillet 2005
N'Dambi, Une voix méconnue de la Soul actuelle
N’Dambi, originaire de Dallas, s’est très tôt familiarisée avec la musique . En effet, élevée par des parents pasteurs, elle est vite initiée au plaisir du gospel mais aussi du piano. Sa famille, ouverte à la diversité, manifeste la volonté de l’habituer à de multiples genres, la country que son père lui fait découvrir notamment.
Elle commencera à exercer sa voix à l' eglise, et plus tard lors de différents concours. C’est d’ailleurs lors d' une audition qu’elle rencontre Erykah Badu avec qui elle se lie d’amitié. Badu ayant été la première à se faire connaître dans le monde de la musique, elle propose naturellement à son amie de collaborer à ses projets. Elle apparaîtra donc sur Baduizm, son premier disque, mais aussi sur le live qui suivra et lors des différents shows qu’ elle donnera.
Après quelques temps passés dans l’ ombre de Badu, c’ est tout naturellement qu’ elle va se concentrer sur sa propre carrière. Ce sera chose faîte en 1999 avec Little Girl Lost Blues son album solo. Ce qu’ il faut préciser, c’ est qu’ il est sorti sur Cheeky-I Productions, structure indépendante qu’ elle a montée, ce qui explique sa faible notoriété, mais lui confère une liberté artistique que beaucoup doivent lui envier. Cet album évoque naturellement la Soul des années soixante, dans un style Jazzy qui la distingue des artistes « Nu-Soul » de sa génération.

Dans la même lignée sortira Tunin Up & Cosignin fin 2001, un double CD offrant des versions inédites de ses premiers titres, ainsi qu’ une dizaine de nouvelles chansons, enregistrées lors d’ une session en studio avec son groupe Camp Wisdom.

L’ album s’ ouvre sur Ode To Nina, superbe hommage à Nina Simone, l’ une de ses influences. Ensuite, N’ Dambi nous fait voyager entre Soul, Jazz et Gospel sur des morceaux d’ une pureté rare, loin de la surenchère propre à de nombreuses productions actuelles. Des titres qui pourraient être des classiques de la Soul des sixties (Day Dreamer, See U In My Dreams ou Deep par exemple) côtoient des sons plus actuels (Hot Pearl C ou Black star) toujours épurés pour le bonheur de nos oreilles. Il s’ agit donc de l’ un des trop rares disques depuis trente ans à ne pas usurper l’ étiquette Soul, et il mérite définitivement d’ être plus connu du grand public. Lors de l’ édition 2004 du Nice Jazz Festival, sa voix a tellement conquis les spectateurs qu’ elle a été réinvitée cette année pour une performance qu’ elle a donné le 23 Juillet.
Sachez pour finir que son troisième album A Weird Kind Of Wonderful devrait voir le jour d’ ici la fin 2005; vous trouverez évidemment des informations sur son site officiel, et celui de Cheeky-I (actuellement en construction).
06:00 Publié dans Soul | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musiques
mercredi, 27 juillet 2005
Groove And Funky Night Session 2: George Clinton, P-Funk et Family Stone Experience Live à l' Olympia
Les Family Stone Experience ainsi que George Clinton et Parliament-Funkadelic se sont donnés rendez vous à l’Olympia le 25 juillet pour une célébration du funk. Le moins que l’on puisse dire c’est que la soirée fut longue… le show a débuté dès 20 heures pour s’ achever à… 2 heures, soit près de six heures de bonheur! Pour préparer le public, une troupe de danseurs Hip Hop déjà présente au Bataclan lors de la première édition a livré une brève prestation, essentiellement constituée d’impros. Ils ont agréablement participé à mettre le public dans le ton énergique de la soirée et à les préparer à la venue imminente des Family Stone chargés de débuter le concert.

Après de nombreuses années, Jerry Martini (saxo) et Greg Errico (batteur), deux des membres fondateurs du groupe se retrouvent autour d’une nouvelle formation comptant notamment la talentueuse Gail Muldrow à la guitare et au chant. Ils reprennent des classiques tels que Dance to the Music et Family Affair. Ils jouent avec une conviction intacte presque deux heures de live, nous replongeant dans le meilleur du funk. Rien à voir avec la formation originale Sly and Family Stone, mais la performance des artistes est vraiment fidèle à l’esprit. Et ce n’est pas tous les jours que l’on a l’occasion de voir les légendes que sont Martini et Errico sur scène.
Pour une entrée en matière, il était difficile d’espérer mieux…
Trois quart d’heure d’entracte, pour laisser les musiciens de Funkadelic se mettre en place. Le rideau s’ouvre et le mythique Bernie Worrell apparaît aux claviers pour un solo où il livrera notamment une version surprenante de Brother John initiant d’entrée le public à l’univers singulier du P-Funk qui aime jouer de la diversité. Il est rapidement rejoint par Lili Haydn au violon avant que le reste du groupe ne prenne place pour l’intemporel Cosmic Slop et son célèbre riff interprété par Michael Kid Funkadelic Hampton et Garry Star Child Shider.



Un grand moment donc pour ouvrir ce show, et le public comprend qu’ il va avoir droit à une performance de qualité. Comme d’ habitude avec P-Funk, un nombre conséquent d’ artistes se succède sur scène et interprète les classiques du groupe, dans un Olympia conquis par l’énergie et le charisme de tous. Clinton arrive tranquillement sur scène et endosse son rôle «d’arbitre» n’oubliant pas de mettre en valeur les performances des musiciens. Il prendra le micro de temps à autres selon l’ inspiration que lui procure la musique et le public. Le concert alterne alors entre des séquences musicales allant du Rock au Funk, avec de nombreux solos de guitare, de claviers et même de violon, et des contributions vocales variées entre Soul, et Hip Hop.
L’intense Maggot Brain de Hampton a dégagé une émotion intacte malgré les années passées à l‘interpréter (depuis qu’Eddie Hazel, le compositeur, a quitté le groupe en 1975). Côté voix, on retiendra notamment Belita Woods qui étonnera par son timbre étrangement teinté, tandis que Kendra Foster dans un registre plus soul, interprétera Bounce To This, un extrait de son album paru en 2003. Plus surprenant encore, la petite fille de Clinton, Sativa Diva apportera une touche Hip Hop sous l’ œil complice de son grand père, fervent admirateur.


Tous les genres ont donc été expérimentés, mélangés, il y eut même un hommage à James Brown (The Big Payback), le tout dans une ambiance qui n’ a jamais diminué en intensité. Carlos Sir Nose McMurray, danseur extravagant, a largement contribué à motiver le public par ses mouvements parfois acrobatiques, en équilibre sur une montagne d’ enceintes par exemple.
En définitive, P-Funk n’ est pas qu’ un monument de la musique, mais une formation scénique qui a su se renouveler, en s’ouvrant à différentes tendances, pour nous offrir une performance toujours innovante. Un show mémorable de trois heures, interrompu par l’ impératif de l’ horaire, Clinton se permettant même de continuer à faire le spectacle une fois les lumières rallumées.
Merci encore une fois à Groove prod pour cette seconde édition des Groove And Funky Nights, qui a véritablement tenu ses promesses.
06:15 Publié dans Concerts, Funk | Lien permanent | Commentaires (10) | Envoyer cette note | Tags : musiques
dimanche, 17 juillet 2005
Jean Grae: Real hip hop!
Devant le machisme inhérent au milieu Hip Hop, qui cantonne souvent ses rares représentantes féminines à des rôles plus que caricaturaux, il est important de mettre en lumière une de ces artistes pour qui musique rime avec intégrité.
Jean Grae, est originaire d’Afrique du Sud. Elle y passe une partie de son enfance mais devant le contexte politique du pays, ses parents décident l’exil vers les États Unis. Au sein d’une famille d’artistes, mère chanteuse et père pianiste, Jean Grae s’ initie à de multiples disciplines, la danse notamment où elle excelle, puisqu’elle rejoint la seconde compagnie du célèbre Alvin Ailey. Mais elle ne veut pas se contenter de cela et continue de perfectionner ses connaissances artistiques. Elle s’oriente alors plutôt vers la musique, précisément le Hip Hop, faisant connaissance avec certaines des figures emblématiques de l’underground de l’époque parmi lesquelles Mos Def et Talib Kweli. C’est à cette époque qu’elle forme son premier groupe, Ground Zero, remarqué dans la rubrique Unsigned Hype du magazine The Source (encore respecté en ce temps là…). Elle rompt alors paradoxalement avec cette formation pour rejoindre Natural Resource avec qui elle formera le label Makin’ Records. L’aventure tournera court en 1999, lui offrant l’ opportunité d’ une carrière solo. Elle se fait connaître en collaborant avec divers artistes, DJ Spinna, The Beatminerz, Mr Lif entre autres et surtout DJ Mr Lens, ex-Company Flow qui contribuèrent à la faire appeler "The Cameo Queen". Depuis 2001, elle accumule donc apparitions et mixtapes, mais c’ est en 2004, son année la plus prolifique, que son premier album solo This Week voit le jour chez Babygrande. Elle continue néanmoins de mettre son talent au service d’ autres artistes, notamment The Roots, sur leur dernier album The Tipping Point et la compilation Okayplayer True Notes Vol.1.
Pour ceux (comme moi) qui n’ ont pas eu la chance de la voir sur scène à Belfort lors de l’ édition 2005 des Eurockéennes, sa performance avec les Roots et de nombreux invités en 2004 à New York (disponible en DVD) est un bel exemple de ses talents de Emcee. La sortie de sa dernière mixtape Hurricane Jean: The Jeanius Strikes Again début Juillet, avec des sons plutôt sombres et un flow toujours aussi percutant est une bonne occasion de découvrir, si ce n’ est pas déjà fait, cette artiste incontournable du Hip Hop d’ aujourd’hui et de demain. Pour plus d’ informations, visitez son site officiel et bien sûr l’ éternel Okayplayer.
05:10 Publié dans Hip Hop | Lien permanent | Commentaires (6) | Envoyer cette note | Tags : musiques
vendredi, 08 juillet 2005
10 albums "Live" Soul-Funk inoubliables
Une grande partie de ce Blog étant consacrée à la musique sur scène, une première selection d' albums live s' imposait. C' est chose faîte ici, avec ces disques de légende de la grande époque du genre Soul-Funk (1960-1980), qui nous rappellent que le pouvoir de la musique, c' est de créer un lien entre un artiste et son public. Bien sûr, cette liste n' est pas exhaustive, certains diront que des incontournables manquent à l' appel, mais lorsque l' on s' est fixé une limite de dix disques, il faut bien faire des choix. Pardon donc pour les non-mentionnés et place à la selection!
James Brown: Live at the Apollo, 1962
Il s'agit du premier album de James, en live donc, accompagné des Famous Flames. C' est l' album In Person de Ray Charles paru en 1959 qui lui en donna l' idée. Après des 33 tours remarqués ("Try Me", "Please, Please, Please"...) c'est avec ce disque qu'il atteindra un premier grand succès public (66 semaines dans les charts); il deviendra alors "The Hardest Working Man In Show Business". C' est dans un Apollo survolté qu' il a livré ce midnight show, qui est peut-être son meilleur album, et qui reste encore aujourd'hui LA réference en matière de Lives. Il existe bien sur d' autres lives mythiques de Mr Dynamite comme celui de l' Apollo le 25 juin 1967 en compagnie des JB'S (Pee Wee Ellis et Maceo Parker notament) , ou le Love Power Peace à l' Olympia avec Bootsy Collins au sein du groupe, mais celui de 1962 s' impose pour son impact sur la musique contemporaine.

Otis Redding In Person At The Whisky A Gogo, 1966
Ce Live, enregistré à Los Angeles sans les MG's qui étaient en studio à l 'époque ne contient peut-être pas tous les standards d' Otis, mais on y retrouve "These Arms Of Mine"," Mr Pitiful", "Pain in my Heart" et "I Can't Turn You Loose" entre autres. Il y a aussi des reprises interéssantes, dont "Papa's Got A Brand New Bag" de James Brown et "Satisfaction" des Rolling Stones. Cette dernière prend d' ailleurs une dimension Rythm & Blues inédite. Malheureusement, Otis disparaitra l' année suivante, à 26 ans, laissant derrière lui malgré son jeune âge une oeuvre importante, dont ce live qui est le témoignage audio le plus proche de ce qu' il pouvait offrir sur scène, avec ses 10 musiciens et choristes. Petite anecdote, Bob Dylan était dans le public le soir du premier show pour lui offrir des chansons.

Jimi Hendrix Band Of Gypsys1969-1970
Dernier album paru de son vivant, ce chef d' oeuvre allait peut-être marquer un tournant dans la carrière d' Hendrix. Après la séparation de son groupe Experience et des difficultés à retrouver une formation musicale, c' est avec le talentueux batteur et interprète Buddy Miles et le bassiste Billy Cox qu' il formera le Band of Gypsys. Le groupe livrera en tout et pour tout quatre performances en deux soirées au Fillmore East, les 31 décembre 1969 et 1er janvier 1970. Au carrefour des genres Soul, Funk et Rock, avec une nette touche Rythm & Blues, perceptible dans les compositions d' Hendrix "Power Of Soul" et "Message To Love", propagée aussi dans celles de Buddy Miles "Changes" et "We Gotta Live Together", ce disque est un monument de la musique contemporaine.

Gil Scott-Heron, Small Talk at 125th And Lenox, 1970
Un disque particulier, puisqu' il ne s' agit pas de musique Soul ou Funk, mais de Spoken Word, autrement dit de poésie scandée, ici rythmée par des percussions la plupart du temps. Si ce disque figure dans cette liste, c' est pour son impact sur la musique des années suivantes, notament la naissance du Hip Hop quelques années après. En effet, les textes engagés de Gil Scott Heron dans la lignée des mouvements contestataires des 60's et des 70's comme les Black Panthers n' ont cessé, au même titre que ceux des Last Poets, d' inspirer les génerations de Emcees qui suivirent. Un des grands moments de Poésie du XXème siècle.

Curtis Mayfield Live, 1971
Enregistré au Bitter End, célèbre salle New-Yorkaise, en janvier 1971, c' est le deuxième album solo de Curtis Mayfield. Il est composé de titres de son premier album Curtis, et de reprises des Impressions magnifiquement ré-orchestrées dans un style plus Funk. L' ambiance intimiste particulière à la salle, le groupe minimaliste, la performance de Curtis à la guitare et sa voix envoûtante font de ce live un des grands moments de sa carrière et de la Soul music.

Funkadelic, Live Meadowbrook, Rochester, Michigan September 12th 1971
Ce show est le premier Live du fameux groupe initié par George Clinton. Ce concert ne s' est pas déroulé dans les meilleures conditions possibles. En effet, le guitariste Harold Beane et le batteur Tyrone Lampkin ont intégré le groupe ce soir là sans pratiquement répéter, ce qui explique le relatif bordel durant le show. Néanmoins, ce concert témoigne de la faculté d' improvisation du groupe, et puis rien que la version extented de 15 minutes de "All Your Goodies Are Gone" fait de ce disque un must.

Ike and Tina Turner, Live In Paris Olympia 1971
Avec l' aide des Rolling Stones, ils ont atteint une plus grande notoriété, aux Etats-Unis et en Europe, tout en "posant" leur style, beaucoup trop brut pour le grand public auparavant. A Paris, ils ont proposé au public une authentique Review, composée de standards de l' époque interprétés magistralement par Tina et Ike, épaulés par les Kings Of Rythm et les Ikettes. Certains titres prennent une dimension supplémentaire grâce à la personnalité de Tina, notament "Son Of A Preacher Man" de Dusty Springfield qui devient une nouvelle chanson, empreinte de la soul et du blues de Tina. Elle s' approprie aussi "Come Together" des Beatles et rend un bel hommage a Otis Redding sur "I've Been Loving Too Long". Un beau concert.

Donny Hathaway, Live 1972
Enregistré en partie au Troubadour à Hollywood, et au Bitter End de New York tout comme le live de Curtis Mayfield présenté un peu plus haut, ce disque nous présente le même style d' ambiance intimiste. Donny mélange ses propres compositions comme "The Ghetto" ou "Little Ghetto Boy" a des standards comme "What' s Going On" de Marvin Gaye sur lequel s' ouvre le disque, "You've Got A Friend" de Carole King où la communion avec le public est à son paroxysme, ou encore "Jealous Guy" de John Lennon. Toutes les interprétations sont superbes. Les 13 minutes de "Voices Inside (Everything is Everything)" closent magnifiquement ce disque sur une note Funky. Ici encore, le mention chef d' oeuvre n' est pas exagérée, Donny Hathaway avait vraiment quelquechose de particulier qui se ressent à l' écoute du disque.

Isaac Hayes Live At The Sahara Tahoe 1973
Ce double album classique présente Isaac Hayes au meilleur moment de sa carrière, deux ans avant la fin de l' aventure avec le label Stax en 1975 et les "dérapages" qui suivirent. Toujours est-il que "Black Moses" était au sommet en 1973, et ce disque sur lequel il interprète ses succès des années précédentes, comme le "Theme From Shaft" ou "Ellie's Love Theme", en est la preuve irréfutable. Un mélange savamment dosé de Funk ("Do Your Yhing" par exemple), de love songs ("It's Too Late") ainsi que quelques reprises ("Use Me" de Bill Withers et "Light My Fire" des Doors) font de ce disque un grand album live.

Marvin Gaye, Live at The London Palladium 1976
Il était presque inconcevable de clore cette liste sans mentionner le grand Marvin Gaye. Il était déjà largement tourmenté par ses problèmes personnels et toujours aussi effrayé à l' idée de monter su scène à l' époque de ce disque. Lors de ce show, toute sa carrière est passée en revue sur les trois medleys. C' est d' ailleurs l' un des défauts de ce disque: certains des incontournables tels "You're a Wonderful One", "Inner City Blues" ou "What's Going On" ne sont pas présentés dans leur intégralité. Il y a aussi le problème des duos que la performance très moyenne de Florence Lyles peine à mettre en valeur. Mais il reste à ce live une ambiance particulière, une atmosphère chargée d' émotion, et l' interprétation magistrale Marvin, en particulier sur "Let's Get It On" et "Trouble Man".
Voilà, c' est déjà fini, c' était très agréable de passer tous ces beaux albums en revue en les réecoutant. Evidemment, je voudrais en mettre dix de plus, mais il faut bien s' arrêter à un moment. En ésperant que ceux qui consulteront cette selection (re)découvriront les perles que sont ces disques.
23:20 Publié dans Funk, Listes de disques, Soul | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : musiques
jeudi, 07 juillet 2005
Lauryn Hill: Concert à Bercy le 05/07/2005
PETIT RAPPEL:
Dilemme du 5 Juillet: Le même soir, Lauryn Hill et Sharon Jones étaient sur scène. La première se produisant à Bercy et la seconde au New Morning. La primeur de la mise en vente des places étant réservée à Lauryn Hill, c'est donc l' ignorance de la venue de Sharon Jones qui imposa le choix. Eh oui, plus d'hesitation possible les places en poche.
Le concert a commencé vers 21 h 45, dans une salle remplie aux deux-tiers par des spectateurs visiblement excités à l' idée de voir Lauryn, mais relativement crispés par son arrivée tardive. Néanmoins, dès son entrée, c' est un public conquis qu' elle a trouvé. Il faut préciser qu' il s' agissait pour elle d' un retour sur scène après presque trois années de silence. Mais ce "come back" ne visait pas réellement à présenter de nouvelles oeuvres. En effet, la plus grande partie du show était consacrée à l' interprétation de ses succès anterieurs, période Fugees et solo confondus (Fu-gee-la, Ready or Not, killing me Softly, Doo-Wop, Zion, Water et d' autres), ce qui n'a laissé que peu de place à de nouveaux titres. La performance vocale et scénique était toutefois de qualité, soutenue par des musiciens parfaitement au point. Ils ont sû valoriser les titres, notamment ceux de la période Unplugged qui ont béneficié d' arrangements énergiques très efficaces, et c' est avec beaucoup de plaisir que l' on a entendu à nouveau ses (déjà nombreux) classics. Rien à dire, l' artiste n' a évidemment rien perdu de ses qualités durant sa courte absence.
C' est tout de même avec un sentiment mitigé que j' ai quitté la salle. J' attendais un peu plus qu' un concert "best-of" de la part de Lauryn Hill à ce moment de sa carrière. Evidemment, il était vain d' ésperer un live composé de nombreux inédits, en revanche quelquechose d' un peu plus "original" de la part d' une artiste aussi talentueuse qu' elle aurait été souhaitable. Maintenant, je n' attends qu' avec plus d' impatience l' arrivée de nouveaux projets de sa part, en considérant ce concert comme le début d' un autre chaptire de sa carrière, aprés une période de doute relative à sa place dans le business de la musique.
Malgré cela, il serait faux de dire que cela n' a pas été plaisant, l' ensemble du public a semblé largement satisfait par ce show, mais je ne peux m' empêcher de me dire que ce soir là, c' était plutôt du coté du New Morning et de Sharon Jones que j' aurais trouvé ce que je recherchais...
02:50 Publié dans Concerts, Hip Hop, Soul | Lien permanent | Commentaires (8) | Envoyer cette note | Tags : musiques
mardi, 05 juillet 2005
The Mothership Connection: un DVD mythique à (re)voir avant le 25 juillet
02:25 Publié dans Funk | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musiques
lundi, 04 juillet 2005
Carnaval de Notting Hill


17:20 Publié dans Voyage | Lien permanent | Commentaires (3) | Envoyer cette note | Tags : musiques






















